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Le Lavandou - Noël en Provence

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LES TREIZE DESSERTS, une tradition provençale qui mettra le soleil du LAVANDOU sur votre table de Noël en plein coeur de l'hiver !   
Dès le 10 Décembre, la table des treize desserts sera dressée à l'Office de Tourisme dans la pure tradition provençale.
De nos jours tout le monde connaît les treize desserts mais on ne se souvient jamais vraiment de la liste complète et les fruits « envahisseurs » sont tellement nombreux que l'on trouve souvent des compositions pour le moins farfelues!
Nous aurons donc le plaisir de vous remettre une liste « d'époque » lorsque bananes, ananas et noix de coco n'avaient pas encore atteint nos rivages!!!

LES TREIZE DESSERTS

Les 13 desserts comprenaient d’abord la sacro-sainte POMPE à  L’HUILE (galette ronde ou allongée, confectionnée avec farine, huile d’olive, eau de fleur d’oranger ou graines d’anis et cassonade). La pompe ne se coupait pas, mais se rompait manuellement sous peine d’être ruiné dans l’année ! Rite certainement en rapport avec le pain rompu de la « Cène ». La première fois on rompait la pompe au dessus de la tête de l’aïeul de la maison.
Venaient ensuite les fruits secs appelés LES MENDIANTS (Li pachichoi) dont les couleurs symbolisaient celles des vêtements des ordres religieux qui vivaient de l’aumône : NOIX et NOISETTES pour les Augustins, AMANDES pour les Carmes, FIGUES SÈCHES pour les Franciscains, RAISINS SECS pour les Dominicains.
LE NOUGAT BLANC (cuit au bain-marie) et LE NOUGAT NOIR (cuit au feu) représentaient quant à eux le jour et la nuit, Jésus Christ étant né à minuit. On pouvait compléter ces desserts par des châtaignes, des pâtes de coings, des croquants aux amandes, des pralines, des pâtisseries maison ou d’autres variantes régionales comme les fruits confits d’Apt et de Carpentras, les calissons d’Aix-en-Provence, les suce-miel d’Allauch, les biscotins, les oreillettes et toutes autres pâtisseries « maison ». Le seul fruit exotique admis étant les dattes symbolisant le Christ venu d’Orient. Le premier dessert que l’on devait déguster était la pâte de coing qui assurait adoucir tous les problèmes de l’année à venir ! Quant aux fruits frais, on avait le choix entre ORANGES, MANDARINES, POMMES, POIRES, RAISIN (spécialement conservé depuis le début de l’Automne sur des clayettes dans les greniers) et MELONS D’HIVER. Il suffisait d’en choisir 13 !!! Le tout était arrosé d’un petit verre de VIN CUIT. Après le repas, on entonnait en famille des chants de Noël en provençal, puis on se rendait à l’église pour la Messe de Minuit, elle aussi en provençal. Au retour, afin de se ragaillardir on savourait des grains de raisins et des cerises à l’eau de vie, on grignotait ce que l’on avait laissé sur la table et l’on buvait un petit verre de « SAUVO-CRESTIAN » (sauve-chrétien) !

LE PAIN ET LE VIN          
La pompe à l’huile    La poumpo à l’òli    
Le vin cuit                    Lou vin cue           
                                                                        
LES FRUITS SECS (LES MENDIANTS)  
Les figues sèches      Lei figo seco     
Les raisins secs         Lei passariho
Les noix                        Lei nouei
Les amandes              Leis amelo    
Les noisettes              Leis avelano
Les dattes                    Li dàti

LES FRUITS FRAIS    
Les oranges              Lei arange    
Les pommes             Lei poumo     
Les poires                  Lei pero                              
Les mandarines       Lei mandarino      
Le raisin                     Lou rasin                                                                                                                        
    
LES DOUCEURS  
Les fruits confits d’Apt et de Carpentras
Les suce-miel d’Allauch, les biscotins    
Les calissons d’Aix-en-Provence  


Réalisé par Patricia  PESTANA / OT Le Lavandou / Décembre 2013

CRECHE ET SANTONS

LA CRÈCHE
L’origine de la crèche date du XIIIème siècle et nous vient d’Italie. Elle remonte vraisemblablement à l’an 1223 lorsque la première crèche vivante fût représentée par St François d’Assise, dans une étable des Abruzzes. Elle se composait de l’âne, du bœuf, de l’Enfant Jésus et de quelques pâtres.

Au Moyen-âge, les crèches s’enrichirent d’autres sujets, notamment de la Sainte-Vierge, de Saint-Joseph, des anges et des Rois Mages.

Vers la fin du XVIème siècle, les santons font leur entrée dans les églises et les couvents et sont alors fabriqués en verre, en porcelaine, en cire ou encore en mie de pain.

Ce n’est qu’à la fin du XVIIIème siècle qu’apparaissent les personnages que l’on voit autour de la Sainte-Famille. En fait, c’est à la Révolution de 1789 que la Provence doit ses premiers vrais santons. Les églises fermées, il n’y avait plus de crèches à contempler. Les crèches furent alors confectionnées à l’intérieur des foyers. Jean-Louis Lagnel, figuriste marseillais, eût alors l’idée de fabriquer de petits personnages en argile crue, séchée et peinte à la détrempe, aux frais coloris et aux formes naïves. Lagnel créa des personnages en s’inspirant tout simplement de ceux qui l’entouraient : les petits métiers, le peuple de la rue, les notables... 

Ils étaient la copie conforme des gens de l’époque (celle de Louis Philippe) et témoignaient de leurs traditions et de leur Histoire.
Ceux que l’on nommait encore « Santibelli » allaient devenir « Santons » à part entière et s’intégrer aux scènes de la Nativité.
La crèche provençale était née, c’était en 1860.



LES SANTONS        
Il ne leur manque que la parole mais ils n’en sont pas moins les sympathiques et colorés ambassadeurs de la Provence.
Les santons, que l’on ressort chaque année du papier de soie de leur boite, rallument dans nos yeux les souvenirs de notre enfance et nous font renouer avec l’émotion comme avec les valeurs et la culture de notre terroir. Ils sont notre « Madeleine de Proust » à nous lorsque nos doigts effleurent l’argile et les couleurs et s’imposent amoureusement, se laissant transporter dans la crèche où chacun retrouve sa place.
Mais au fait, d’où viennent-ils ?

Qui sont-ils ?

La crèche provençale (la crècho, la grupi ou lou belèn) est en fait une représentation idéale du village. Chacun y a sa place, et le décor même de la crèche est une projection de la vie communautaire, avec ses maisons gigognes, ses puits, son moulin, ses pigeonniers, ses fontaines, ses animaux domestiques...
Tout d’abord, on trouve les personnages religieux : Marie, Joseph et l’Enfant Jésus ainsi que les bergers et un ange.
Puis viennent les personnalités les plus représentatives du village provençal ainsi que les métiers, les humbles et les méchants : Lou Ravi, celui qui porte bonheur et qui s’émerveille devant l’Enfant Jésus en levant les bras au ciel, Lou Pistachié, pas très futé mais tellement drôle, le doux Bartoumièu, Marius le chasseur, puis les couples souvent âgés, comme Margarido et Jourdan, Grasset et Grassetto.

Le pêcheur, la poissonnière, le vannier, le vitrier, le boulanger et le mitron, le meunier, la bugadièro (la lavandière), la fileuse, la laitière, le rémouleur, le ramoneur, le mendiant, l’aveugle et son fils, lou boumian et sa famille.

Puis il y a les autres, tous porteurs d’offrandes tels la femme à l’ail, à la courge, à la cruche, au chou, au tonnelet, à la poule... ou bien l’homme au cochon, au fagot, au vin cuit, aux fruits, aux marrons chauds...

Tous ces petits personnages, façonnés dans les argiles gorgées d’eau et de soleil , et qui viennent adorer un petit enfant dans sa « grupi », sont chargés de sincérité et de naïveté authentique et sont plus que jamais représentatifs de ce Noël de Provence qui, sans eux, ne serait sûrement pas ce qu’il est !


Réalisé par Patricia  PESTANA/ OT Le Lavandou / Décembre 2013
Les traditions de Noël en Provence sont bien ancrées dans le coeur des provençaux. Riches de symboles, moments unique de partage entre amis et famille, les traditions de Noël en Provence sont un enchaînement de coutumes, de fêtes qui commence dès le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe...

L'AVENT SANTO BARBE CACHO FIO

NOUVÉ (Noël)
C’est la joie des enfants et la réunion familiale annuelle. Pour les provençaux, c’est sans doute la fête la plus importante de l’année et les traditions calendales qui s’étendent du 4 Décembre (jour de la Sainte-barbe) au 6 Janvier (jour de l’Epiphanie) se sont transmises à travers les générations. En voici quelques-unes parmi les plus populaires.


 
L’AVÈNT (L’Avent)
C’est la période comprenant les quatre dimanches précédant Noël, fixée par l’Eglise pour préparer la naissance du Christ.
Cette année, l’Avent a commencé le Dimanche 1er Décembre. 
Les dimanches 8, 15 et 22 sont respectivement le deuxième, troisième 
et quatrième dimanche de l’Avent.


SANTO BARBE (Sainte Barbe)
Le cycle des fêtes calendales commence. Le 4 Décembre, jour de la Sainte-barbe, Patronne des artificiers, poudriers, canonniers et pompiers. Doit-on voir avec la célébration de cette sainte les prémices du feu nouveau, de l’année nouvelle ? 
Ce jour-là, dans « très sietoun » (trois soucoupes) dans lesquelles on aura déposé auparavant une couche de mousse fraîche ou un fond de coton humecté, on sème des grains de blé ou de lentilles que l’on prendra soin d’arroser régulièrement. Si ce blé germe et pousse dru, s’il reste vert au Solstice d’hiver, c’est un signe de fécondité, de fertilité, d’abondance et de prospérité pour l’année à venir.
Le 24 au soir, les « très sietoun » prendront place sur la table du repas et après le jour de l’an, le blé sera planté ou bien jeté dans le feu. Dans le Var, on conservait un peu de blé et on en jetait quelques pincées dans la cheminée les jours d’orage en évoquant la Patronne Sainte-barbe pour protéger la maison de la foudre.



CACHO-FIO 
(Allumer le feu)
Le « cacho-fio consistait en l’allumage rituel de la bûche de Noël qui devait être de bois fruitier (olivier, cerisier, poirier...).
La cérémonie était intense et le symbole très fort puisque cette bûche servait de lien entre le doyen et le dernier-né de la maison, c’est-à-dire à l’année qui s’achève et à celle qui ne va pas tarder de paraître. L’aïeul et le « cago-nis » prenaient la bûche par chaque bout, faisaient trois fois le tour de la table et posaient ensuite la bûche dans l’âtre. L’aïeul répandait alors trois fois du vin cuit sur la bûche en disant :
« Alègre ! Alègre ! Dièu nous alègre
Emé calendo, tout bèn vèn,
Dièu nous fague la gràci de vèire
l’An que vèn !
E se noun sian pas mai
Que noun sieguen pas mens ! »

« Allégresse, Allégresse, Dieu nous réjouisse
Avec Noël tout bien vient,
Dieu nous fasse la grâce de voir
L’An qui vient !
Et si nous ne sommes pas plus,
Que nous ne soyons pas moins. »
Et dès que s’élançait la première flamme, l’aïeul s’écriait en se signant:
« Bouta cacho-Fio »
A partir de ce moment, on pouvait se mettre à table !


Réalisé par Patricia  PESTANA / OT Le Lavandou / Décembre 2013

LOU GROS SOUPA (Le gros souper)

Bien que son nom laisse supposer le contraire, le gros souper était maigre,     donc sans viande. On ne se souciait guère à l’époque de foie gras, saumon fumé, caviar ou dinde farcie, mais le repas de Noël était loin de signifier « ventre creux » !
Le gros souper devait être composé de 7 plats maigres en souvenir des 7 douleurs de la Vierge, il débutait après le rituel de cacho-fio et s’articulait autour de la symbolique des chiffres.

Au menu figuraient bien sûr du poisson (merlusse (morue) en raito, frite et servie avec une sauce au vin rouge et des câpres ou bien en brandade, muge (mulet) aux olives, daurade, merlan, thon, anchois...) et des légumes (choux-fleurs, cardons, épinards, cardes, artichauts) que l’on servait à l’huile d’olive pressée ou que l’on accommodait en sauce blanche, en tian ou encore avec aïoli et anchoïade (La Bagna caudo). 
On pouvait aussi trouver sur la table de Noël des escargots, des omelettes, l’aïgo boulido (soupe à l’eau bouillie à base d’ail, de sauge, d’huile d’olive et de pain), de la soupe au chou, de la salade de truffes ou de céleri et du fromage.

La fantaisie du gros souper apparaissait avec les desserts. Ils étaient au nombre de 13, comme les convives de la « Cène » et ils étaient installés directement sur la table de Noël ou juste à proximité.
Quant à la buche de Noël, présente sur nos tables depuis de nombreuses décennies, perpétue sans doute, d’une manière plus gourmande, la cérémonie de Cacho-Fio.
Les 13 desserts sont d’origine marseillaise et paraissent inconnus avant le début du XIXème siècle. De nos jours tout le monde les connaît, mais on ne se souvient jamais vraiment de la liste complète ! Et les fruits « envahisseurs » sont tellement nombreux que l’on trouve souvent des compositions pour le moins farfelues ! !
Seuls fruits exotiques présents sur la table,  les dattes, symbole du Christ venu d’Orient. 

Voici donc une liste « d’époque » lorsque bananes, ananas et noix de coco n’avaient pas encore atteint nos rivages ! !

Réalisé par Patricia  PESTANA / OT Le Lavandou /Décembre 2013

LA TAULO CALENDALO (La table calendale)

Dresser la « Table Calendale » nécessitait une véritable mise en scène,  voire un rituel que les maîtresses de maison appliquaient à la lettre. La moindre représentation symbolique était étroitement liée à la religion (on retrouvait notamment les nombres 3, 7 et 13) et aux superstitions, car les provençaux étaient très attentifs aux signes de bons ou de mauvais augures ! 
En voici les principales étapes.

LES NAPPES 
La table calendale était dressée à l’aide de trois nappes blanches, posées l’une sur l’autre. Selon les habitudes, ces nappes étaient soit identiques ou bien de tailles différentes.


LES CHANDELIERS : 
Egalement au nombre de trois, on y installait des bougies neuves. Les chandeliers représentaient la Sainte-Trinité (Le Père, le Fils et le Saint-Esprit). On allumait les bougies en signe d’honneur et de bienvenue.

LE BLÉ DE LA SAINTE-BARBE :
Les trois soucoupes dans lesquelles avait germé le blé ou les lentilles étaient disposées sur la table.


LES PAINS : 
Ils étaient au nombre de treize, un plus imposant que les autres (Lou pan calendau) marqué de la croix christique et douze plus petits. Ils étaient placés au centre de la table en souvenir du Christ et des douze Apôtres.

LE HOUX OU LE FUSAIN À BOULES ROUGES : 
Disposés en bouquets, ils servaient à décorer la table. Des branches pouvaient aussi être plantées dans le gros pain. Doit-on voir ici la symbolique de la couronne d’épines du Christ ? Le gui était banni des fêtes de Noël car selon la tradition, il portait malheur. 

LA ROSE DE JÉRICHO (ou ROSE DE JUDÉE) :
C’est une plante crucifère et hygrométrique en forme de thym, de couleur rose des sables, originaire d’Arabie,de Syrie et d’Egypte. Placée dans un peu d’eau, elle s’épanouissait pour être exposée sur la table de Noël  ou  dans la crèche. Elle avait une valeur religieuse et un caractère sacré reconnus, les premières roses auraient été importées par des pèlerins ou des Croisés.


LE COUVERT DU PAUVRE : 
Tout maître de maison ouvrait volontiers sa porte pour faire preuve de générosité. Il offrait à souper aux pauvres ou aux voyageurs égarés qui se présentaient chez lui. Dans de nombreux foyers, on demandait aux enfants de donner leur part du repas au pauvre de passage. Pour les récompenser de cette bonne action, en revenant s’asseoir à leur place, ils trouvaient dans l’assiette le double de ce qu’ils avaient donné.

Réalisé par Patricia  PESTANA /OT Le Lavandou / Décembre 2013

Le Cannier à Cavalière
Restaurant - Bar - Plage - Avant boîte



Téléphone : +33(0)4.94.05.76.51
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